Les meilleures visites du monde ont une fin, celle du conservatoire botanique de Soual (Tarn) s'achève par un parcours à l'air libre dans un jardin où se cotoient plantes communes et plantes exotiques, suivez le chemin ...
Il est rappelé qu'aucune technique de desherbage autre que naturelle n'est employée !
Merci à tous pour cette visite.
Après le post sur les plantes carnivores, celui-ci va détailler les autres occupants de cette serre du conservatoire botanique des laboratoires P.Fabre.
Sur cette orchidée bien particulière qu'est la vanille je vous propose l'article de Wikipedia :
Souple et peu ramifiée, la liane de vanille, également appelée « vanillier », se développe par croissance du bourgeon terminal et forme de longues pousses qui peuvent s'élancer à l'assaut de leur support sur plus de dix mètres. Si la tige est cassée, les morceaux se bouturent très facilement, ce qui permet la multiplication de la plante.
Les feuilles sont disposées de manière alternée de chaque côté de la tige. Elles sont planes, entières, ovales avec le bout pointu, environ trois fois plus longues que larges et peuvent mesurer jusqu'à une quinzaine de centimètres. La tige et les feuilles sont vertes, charnues, gorgées d'un suc transparent et irritant provoquant sur la peau des brûlures et des démangeaisons persistantes. Au nœud d'insertion des feuilles apparaissent souvent des racines aériennes qui permettent à la vanille de s'accrocher à son support ou le cas échéant à une bouture de s'enraciner.
Les fleurs groupées forment de petits bouquets à l'aisselle des feuilles. De couleur blanche, verdâtre ou jaune pâle, elles possèdent la structure classique d'une fleur d'orchidée.
La fécondation naturelle nécessite l'intervention d'insectes spécialisés, présents uniquement dans les forêts denses dont la vanille est originaire en Amérique centrale. Les responsables seraient des abeilles spécialisées dans le butinage des orchidées, les Euglossines, principalement l'espèce Euglossa viridissima et peut-être aussi Eulaema cingulata. Les Mélipones, notamment Melipona beechii, considérées à une époque comme les fécondatrices de la vanille, semblent en revanche aujourd'hui écartées par les entomologistes. Après la fécondation, l'ovaire qui faisait office de pédoncule à la base de la fleur se transforme en une gousse pendante longue de 12 à 25 centimètres. Les gousses fraîches et encore inodores ont un diamètre de 7 à 10 millimètres. Elles contiennent des milliers de graines minuscules qui seraient libérées par éclatement des fruits à maturité si l'on ne veillait à récolter ceux-ci encore verts.
Pour croître, la vanille a besoin d'un climat chaud et humide, d'un support d'accrochage et d'un certain ombrage. Trois techniques de plantation sont principalement mises en œuvre, de la plus extensive à la plus intensive :
La fécondation doit toujours être assurée manuellement fleur par fleur (en effet, l'insecte n'ayant pas été importé dans les pays où la culture de la vanille s'est répandue).
On le pratique tôt chaque matin (car les fleurs ont une vie brève de quelques heures en début de journée) et par temps sec.
La fleur est tenue délicatement d'une main, un doigt servant de point d'appui sous la colonne (la partie centrale de la fleur). Avec un instrument pointu mais non tranchant, une épine par exemple, on déchire le capuchon qui protège les organes sexuels mâles. Avec ce même instrument, on redresse alors la languette (le rostellum) qui sépare les organes femelles de la partie mâle et l'on rapproche avec les doigts l'étamine porteuse du pollen vers le stigmate ainsi dégagé en exerçant une petite pression pour assurer un bon contact.
Ces petites graines sont mortelles.
C'est fini .....
Dans la serre tropicale humide (85° d'humidité) j'ai été "impressionné" par les plantes carnivores et donc j'ai appelé wikipedia à la rescousse.
Il m'apprend d'abord que c'est une espèce menacée,
Dans le monde entier, les plantes carnivores sont en régression, pour plusieurs raisons connues, comme celles ci-dessous:
1. destruction, déforestation et fragmentation écologique de leurs milieux naturels (ex : recul ou eutrophisation des tourbières à sphaignes qui abritaient les droseras, déforestation (ou artificialisation des forêts tropicales pour la plupart des autres espèces) eutrophisation des eaux abritant des plantes carnivores aquatiques...) ;
2. localement, collecte de certaines espèces rares et recherchées par des collectionneurs ;
3. pollutions : une étude montre que la consommation par ces plantes d'insectes contaminés par des métaux lourds ou toxiques (fréquent chez les moustiques et chironomidés ainsi que certaines mouches dont les larves vivent respectivement dans l'eau et les sédiments) est un des facteurs explicatif du déclin général des plantes carnivores. Les toxiques apportés par les insectes interfèrent avec certains processus vitaux de la plante dont l'absorption des nutriments. Quand on nourrit en laboratoire un Sarracenia leucophylla avec des mouches dont les asticots ont été contaminés par du cuivre ou du cadmium, on constate une perturbation de la croissance.
Et pour le détail :
Les plantes carnivores se distinguent du reste du règne végétal par leur capacité à attirer, capturer et digérer leurs proies. Une plante capable uniquement de capture, éventuellement de dégradation, mais incapable d'assimiler sa proie, est qualifiée de protocarnivore.
Si un grand nombre d’espèces de plantes carnivores se situent dans des régions tropicales, on peut néanmoins en trouver des spécimens sous presque toutes les latitudes. Ces plantes poussent la plupart du temps dans des sols pauvres en azote et en phosphore, comme dans les tourbières. La carnivorie est une adaptation à des environnements pauvres et qui leur confère un avantage écologique leur permettant de les coloniser. L'apparition et la spécialisation de la carnivorie est un exemple riche en écologie évolutive, au même titre, sinon plus, que l'apparition progressive de l’œil (voir Richard Dawkins, Stephen Jay Gould).
La qualification de « plantes insectivores » ou « plantes entomophages » n'est pas toujours valable : si elle précise le régime alimentaire majoritaire d'un grand nombre de plantes carnivores, certaines ne se nourrissent pas du tout d'insectes (c'est le cas notamment des Utriculaires, qui ciblent des protozoaires). De plus, il est toujours possible que des arachnides, des mollusques (petites limaces), voire des vertébrés soient victimes de pièges réputés "insectivores".
Les pièges sont, dans la plupart des cas, des feuilles modifiées. La diversité morphologique et fonctionnelle de ces pièges est remarquable. L’outre de capture des Utriculaires, l’urne des Népenthès, les mâchoires des Dionées, les poils gluants des Rossolis, etc. sont des adaptations indépendantes à la fonction carnivore.
La nutrition carbonée et la production de sucres se font par la voie classique de la photosynthèse, comme chez la plupart des végétaux dit supérieurs. Les plantes carnivores fixent ainsi le dioxyde de carbone de l’air, en présence de lumière, et absorbent l’eau et sels minéraux par leurs racines. Les proies qu’elles capturent ne sont, bien souvent, que des sources complémentaire d’azote et de phosphore.
Bien, maintenant quelques photos de plantes carnivores "passives" (elles ne sont pas de wikipedia ces photos !
Elles viennent bien de soual et de mon appareil !
Je n'ai pas pu m'en empêcher ... en noir et blanc ...
Nous allons visiter la serre où une certaine humidité règne, juste ce qu'il faut pour maintenir en pleine forme une grande quantité de végétaux qui craignent froid, sécheresse, manque d'humidité.
Le traitement chimique est ici proscrit et les insecticides utilisés sont des coccinelles (coccinelles aphidiphages).
Vous dire si le respect de la nature est ici le fil rouge de l'entretien et de la conservation.
Ici aussi des espèces menacées sont implantées et les graines conservées précieusement pour pouvoir être semées et perpétuer une espèce qui sans cela aurait disparue.
Je vous livre ici quelques clichés de cette serre luxuriante.
Vous vous souvenez nous sommes ici à Soual -Tarn
Et pour remplir tous ces bocaux ...
Et ceux-là aussi ...
Il faut bien des petites graines et donc des plantes !
Je vous livre ici un aperçu des richesses de cette serre ...
Vous avez reconnu le bananier
Ici des oreilles de vache ...
Laissons un peu de suspence ...
nous reprendrons plus tard cette visite !
Promis voilà les cactus avec quelques étiquettes pour pouvoir mettre un nom à ces piquants.
Il nous explique quoi au juste notre hôte ?
Que le cactus derrière lui a cette particularité de se détacher en morceau quand un animal vient à le toucher : le bout de cactus s'accroche à ses poils et l'animal ne s'en débarassera que plus loin. La pluie permettra ainsi à cette variété de cactus de se reproduire avec la complicité bien involontaire d'une bestiole de passage.
C'est bien ce cactus qui se balade à dos de renard ou autre animal pour assurer sa reproduction.
Là aussi pour ce cactus une anecdote ... il dégage une odeur de viande pourrie caractéristique et ce n'est pas pour éloigner d'éventuels prédateurs non pas du tout ; c'est au contraire pour attirer les mouches qui vont pondre dessus et permettre la reproduction à travers la naissance des larves et leur développement ici et là.
Voyons sa physionomie :
La visite de cette serre est terminée, nous allons maintenant dans un milieu tropical mais humide pour de nouvelles découvertes.
La visite se poursuit dans une ambiance sèche propice à l'élévage d'un grand nombre de plants et avec le dessein d'en perpétuer les espèces à travers les aléas climatiques :
Uncarina, comme l'étiquette l'indique pour les bons yeux !
Et demain ? bien sûr les CACTUS !
Commençons par cette serre qui accueille des végétaux qui sont adaptés à un climat sec.
Je vous laisse le plaisir d'une visite silencieuse (ce qui permet de passer sous silence mon inculture en matière de culture !) ...
A SUIVRE ...
NE MANQUEZ PAS LA SERIE SUR LES CACTUS,
LA VISITE DE LA SERRE HUMIDE
ET
LE PARCOURS EN EXTERIEUR